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  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion ziocar
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Est-ce que c'est parce que les rendements cumulés des deux opérations (fossile vers électricité, puis électricité vers mouvement) sont supérieur au rendement (carburant vers mouvement), qui est inférieur à 40%?
Non, le rendement d'une centrale à charbon ou à gaz varie entre 32% et 42%. Et je ne suis même pas sûr que ces chiffres tiennent compte des pertes joule jusqu'au client final.

Les centrales thermiques (y compris nucléaires) sont en fait soumises à la même seconde loi de la thermodynamique que nos moteurs à explosion, qui veut qu'en pratique pour produire x joules d'énergie utilisable, on doit rejeter plus de x joules dans le nature sous forme de chaleur.
 
C'est un peu paradoxal, cette affirmation... ça serait bien d'avoir une ou des sources de ces experts pour comprendre leur raisonnement.
Est-ce que c'est parce que les rendements cumulés des deux opérations (fossile vers électricité, puis électricité vers mouvement) sont supérieur au rendement (carburant vers mouvement), qui est inférieur à 40%?
Pour le coup non, selon le type de centrale thermique, calcul de coin de table avec des hypothèses pas trop déconnantes :
Pour la conversion chaleur élec on peut taper dans les 60% en cycles combinés qui ne sont pas la majorité du genre ou juste 35%)
Puis transport/transformation 95% puis charge/décharge 90%
Et moteur/électronique 90%
Et là on est à 27 à 46% au global.

La question est plus dans le contenu CO2 de la partie thermique (et géopolitique !) de la production, et quelles sont ses alternatives.
(sachant que pour le contenu géopolitique, ça se pose aussi pour les voiturese...).
Ou, peut-être aussi, dans la sobriété, l'éléphant dans la pièce.

Pas vu le message de @Grigou désolé.
Dans mes calculs de coin de table mien il faudrait intégrer les rendements suivants :
Rendement de la transformation puit/vers fourniture à la pompe pour le carburant automobile.
Rendement de l transformation puit/mine vers fourniture à la centrale (plus favorable) dans le cas de la production d'électricité.
ça va sans doute dégrader le rendement du moteur thermique par rapport à mes hypothèses initiales.
 
Dernière édition:
ça serait bien d'avoir une ou des sources de ces experts pour comprendre leur raisonnement.
Il s'agissait d'un lien posté sur un groupe « électrique » sur WhatsApp que je n'arrive plus à retrouver, mais en général il disait trois choses :
1) la centrale électrique fonctionne toujours au maximum de son efficacité, contrairement aux voitures thermiques ;
2) les systèmes de filtrage des polluants sont meilleurs que ceux des voitures ;
3) comme ces centrales sont décentralisées des villes, elles ne provoquent de toute façon pas de pollution de proximité.

Je ne suis pas technicien, et bien que l'"étude" soit manifestement biaisée, ces arguments me semblent plausibles.

P.S.: si je le trouve à nouveau, je le mettrai en ligne.
 
Oui, ces arguments me semblent ok pour moi aussi.
HS : dans "centrale thermique" il y a aussi les centrales nucléaires, la seule grosse différence vs combustion (fuel charbon gaz) étant la source de chaleur (fission), on fait tourner aussi une turbine avec de la vapeur pour entraîner un alternateur, même chose.
 
Pour produire de l'essence ou du gazole, il y a un rendement de l'ordre de 80%. A prendre en compte quand on parle du rendement du moteur thermique si on veut être plus complet. ça doit être plus pour ce qu'on brûle dans une centrale thermique parce que les carburants employés sont pas ou moins transformés.
 
Bien entendu, nous devons également tenir compte d'autres facteurs.
Dans le monde, environ 41 milliards de tonnes de CO2 sont produites, dont environ 9 milliards pour le transport, soit 23 %.
Si l'on considère qu'en Europe, les BEV représentent actuellement environ 3 % des véhicules, et si l'on prend également en compte les 50 % d'énergies renouvelables, cela signifie que nous économisons actuellement 1,5 % de CO2 dans le monde, ce qui devrait nous inciter à réfléchir au rapport coût/bénéfice.
 
Dissertation intéressante de ce site français clairement pro-voiture électrique, je recommande sa lecture car je trouve le discours honnête et sensé.
Automobile Propre
 
Si l'on considère qu'en Europe, les BEV représentent actuellement environ 3 % des véhicules, et si l'on prend également en compte les 50 % d'énergies renouvelables, cela signifie que nous économisons actuellement 1,5 % de CO2 dans le monde
Heu?... tu peux expliquer ton calcul?
 
Honnêtement, je ne sais pas ce que je suis censé expliquer, il me semble que tout est écrit dans le message, ou bien est-ce le cas ?
 
Il considère qu'un véhicule électrique n'émet pas de CO2 par rapport à un véhicule thermique sauf ceux qui ne sont pas chargés en énergie renouvelable. Ce qui fait 50 % de 3%.
C'est juste pour démontrer que cela ne fait pas beaucoup (en partant sur des bases très douteuses).
 
50% de 3% des véhicules européens, je ne vois pas comment ça peut faire 1,5% dans le monde?
Et bien sûr, dans les 3%, combien sont PHEV ou HEV? Je ne pense pas que le parc européen soit de 3% de stricts EV... donc faut m'expliquer...on économise 1,5% des 9 milliards de tonnes mondiales, grâce aux EV européens?
 
Dernière édition:
Tu as raison, et en plus en relisant d'où vient les 3% de ziocar, c'est pour la France seule...
 
Oui, la Norvège doit faire mieux (mais c'est pas des dizaines de millions) et tous les autres moins bien, en plus...
 
En fait, en Europe, sur environ 300 millions de véhicules, il y a environ 7 millions de VE (la distinction Phev Ev n'existe, je crois, qu'en Chine), ce qui représente environ 2,3 %.
Si l'on considère 1,4 milliard de véhicules dans le monde, nos VE représentent environ 0,5 %, ce qui, si l'on considère tous VE et si l'on exclut 50 % d'énergies renouvelables, représente une économie de CO2 de 0,3 %.
J'avais été un peu trop optimiste...:siffle:

Maintenant, que ce soit 0,3 ou 0,6 ou même 1 % en tant que pourcentage de CO2 économisé au niveau mondial, c'est vraiment une goutte d'eau dans l'océan, surtout si nous considérons où nous devrions aller et peut-être qu'en plus de la voiture électrique, nous devrions aussi penser à autre solutions, d'ailleurs, le CO2 a augmenté de 1 % entre 2023 et 2024.
 
Ça c'est la situation actuelle, mais il est évident qu'en termes de parc de VE les ambitions européennes et, naguère, américaines du nord, allaient beaucoup beaucoup plus loin.
Ce n'est pas parce qu'un projet de développement commence par être minuscule qu'il faut l'arrêter dès ses débuts... sinon on ne ferait jamais de projets ! La Chine a tout compris. La Norvège aussi mais elle ne produit pas de VE elle les achète. Et elle produit énormément d'électricité hydraulique et est pleine aux as grâce au pétrole ... trop facile !
La France peut sortir son épingle du jeu grâce au nucléaire par contre.

Les autres solutions décarbonées seraient bienvenues, sauf qu'elles n'existent pas plus à l'heure actuelle. Ou même moins s'agissant de l'hydrogène, qui en termes de bilan CO2 (hydrogènes non verts) ou de bilan énergétique (hydrogène vert) n'a aucun intérêt par rapport au VE.

Que proposes-tu qui soit mieux que le VE ? En termes de transport individuel comparable bien entendu (j'exclus le vélo, le train, le bus etc ... qu'il faut bien sûr encourager voire parfois imposer).
 
Il suffisait simplement de ne pas miser, comme l'a fait l'UE, uniquement sur la voiture électrique et à hydrogène mais d'autoriser dès le départ d'autres solutions (e-fuel, biocarburants, etc.), ce qui, à vrai dire, semble tourner un peu aujourd'hui.
Je ne pense pas qu'il fallait être un génie pour comprendre que l'électrique seul ne suffirait pas pour diverses raisons/problèmes et, de fait, on se rend compte aujourd'hui qu'on est très en retard et, comme si cela ne suffisait pas, on est aussi seul, ou presque, dans ce choix.
 
Et dans les régions du monde où ces solutions sont possibles on voit des résultats plus spectaculaires ?

Par ailleurs le raisonnement « c’est seulement 1% des émissions mondiales » est complètement bidon. Personne n’a dit que ce serait la solution à 100% des émissions - on a dit que ce serait la solution pour les voitures particulières en Europe. Pour les autres émissions il faut d’autres solutions qui n’ont rien à voir avec le VE. Tu peux refaire le calcul avec ce dénominateur plutôt ?
 
Le "e fuel" est un carburant produit "à partie d'énergie renouvelable". Le rendement de sa production navigue dans les 40%.
On met ça dans un moteur thermique et on arrive à 15% au global...
Certes "énergie renouvelable".
Mais à chaque fois qu'on gaspille des énergies renouvelables, elles ne sont pas dispos pour d'autres choses, dont celles nettement moins dispensable qu'un flat 6 ou que le voyage annuel à l'autre bout de la planète au club med. Parce que ces e carburants, pour l'instant ils servent surtout de caution à Porche et aux industriels de l'aviation de masse pour ne rien changer.
Quant aux "biocarburants", en agriculture intensive (pétrolée) et entrant en concurrence avec l'alimentation, idem, on est guère plus avancés...
Tout ça me fait dire que l'électrification de la voiture me paraît plus viable, pour peu qu'elle ne serve pas de prétexte à banaliser des enclumes surpuissantes... Et ça s'est pas gagné non plus.
 
l'électrification de la voiture me paraît plus viable, pour peu qu'elle ne serve pas de prétexte à banaliser des enclumes surpuissantes... Et ça s'est pas gagné non plus.
Si l'électrification est souhaitable, elle s'est adressée jusqu'à présent essentiellement aux plus aisés et on ne voit essentiellement que des SUV de gabarit superflu aux tarifs délirants.
L'apparition de véhicules pour les plus nombreux est très récente, leurs tarifs commencent à peine à s'approcher de seuils envisageables, pas de chance, malgré ça, le marché se retourne complètement...
"The proof is in the pudding", si c'était si souhaitable, ça serait plus adopté. C'est qu'il y a toujours beaucoup trop d'inconvénients et encore trop de pétrole disponible à bon compte en face, alors, faut-il carrément contraindre? l'Europe s'y est essayée, entre carotte et bâton, ben ça marche pas et ça se dirige vers le naufrage massif, alors on fait moratoires, machine arrière, du Diesel, enfin, on patine... et pendant ce temps, Trump et ses boys "drill, baby, drill", il y a de quoi y perdre la foi!
 
Quant aux "biocarburants", en agriculture intensive (pétrolée) et entrant en concurrence avec l'alimentation, idem, on est guère plus avancés...
Comme biocarburants, il y a aussi ceux issus des déchets végétaux et des rebuts divers mais, en fait, la situation n'est pas simple, ce que je "critique " c'est le manque de synergie entre toutes les différentes possibilités, je trouve extrêmement erroné de se focaliser sur une seule solution car si elle tourne mal, comme cela semble être le cas en ce moment précis, il n'y a plus d'options.
La diversité a toujours existé (essence, diesel, GPL, méthane, etc.) Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas continuer ainsi avec des énergies plus propres.

Tout gestionnaire de fonds financier sait que miser sur une seule action peut être dangereux, on peut gagner beaucoup mais aussi perdre beaucoup, diversifier son portefeuille peut faire gagner moins mais c'est un investissement plus sûr.

De toute façon, ni toi ni moi ne pourrons influencer le marché avec nos idées, j'espère juste qu'ils prendront les bonnes décisions en pesant les coûts et les bénéfices.

ben ça marche pas et ça se dirige vers le naufrage massif
Cela ne fonctionne pas parce que, à mon avis, cela a été mal géré, on ne peut pas imposer une motorisation qui, aujourd'hui et pour je ne sais combien de temps encore, n'est pas à la portée de tout le monde pour différents problèmes, si tout était si « idyllique » on ne serait pas à 2,3% en Europe.
Je suis moi aussi convaincu que la mobilité électrique est, pour l'instant, la meilleure mais, en même temps, on ne peut pas cacher les problèmes car cela nuit d'abord à la voiture électrique.
 
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