Sécurité routière (en général)

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion ziocar
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En réalité, il existe de véritables cours de conduite sûre par le biais de simulateurs, grâce à des logiciels très sophistiqués qui permettent de reproduire assez fidèlement la conduite réelle.
N'oublions pas que même les pilotes de F1 s'entraînent avec des simulateurs.
Je suis encore de la "vieille école", mais ceux qui ont utilisé ces simulateurs disent qu'ils sont vraiment utiles.
J'ai fait le stage "Centaure" : 1 journée de conduite "de tous les jours" sur leur piste privée.
Le matin avec leur voiture aux pneus arrières lises et surgonflés, pour voir comment réagit une voiture dans différentes situation (ben, ça tient pas bien la route !)
L'après midi avec sa propre voiture.
Ce qui m'a le plus impressionné, c'est l'exercice où on tourne en rond sur une petite piste mouillée (ou plutôt inondée), avec un radar qui indique la vitesse réelle.
A 30 km/h, pas de soucis, à 31, ça passe toujours sans sentir une quelconque glissade, mais à 32, on va tout droit .... Pourtant, la différence n'est pas grande...
 
Il y a la sécurité mise en place dans ces différents véhicules aussi qui est super important.
En sport auto, sangles, casque, système HANS, celulle de survie ou autre enfin voilà, la route est dangereuse. Comme pour toute chose il faut être citoyen mais d'un autre côté il y a encore énormément de travail à faire du côté des pouvoirs publics aussi avec un peu plus de logique, de prévention mais aussi d'aménagement des routes et des véhicules.
Il y a du progrès mais comme pour tout c'est vrai ça ne va pas assez vite et ce n'est jamais suffisant. Les sanctions aussi à aménager, c'est grave de devoir payer comme on dit 45€ pour 1km/h alors que pour les rodéos, les refus d'obtempérer et cie les procédures ne mène nulle part.
J'ai encore vu un quad renverser un gosse en pleine ville il y a deux semaine, bilan, relevé d'identité par les forces de l'ordre c'est tout.
Après je veux bien comprendre qu'il y a les assurances derrière mais il ne faut pas déconner...
 
Tu t'apercevrais que ces gens, au volant d'un véhicule adapté, sont capables de conduire très vite et en toute sécurité.

Pour autant que les autres usagers ne fassent aucune erreur... Mais justement, un bon conducteur n'est pas un conducteur qui ne fait jamais d'erreur, parce que c'est impossible, mais plutôt un conducteur qui en fait le moins possible, bien sûr, mais aussi, qui permet aux autres usagers d'en faire.

Si tu roules à 90, soit 25m/s; tu as devant toi, une zone dans laquelle il ne doit rien arriver qui mesure donc 25m ( ton temps de réaction moyen) + 30m, soit lace distance de freinage à cette vitesse, donc un total de l'ordre de 55m. Si tu roules à 120, soit 33m/s; et une distance de freinage portée à 70m, la zone dans laquelle il ne doit rien se passer est portée à plus de 100m, soit presque doublée.
Sur route ouverte, tu accapares de fait une zone plus grande de l'espace public dans laquelle il est interdit à un autre usager, automobiliste, piéton, cycliste, ..., de faire une erreur. De fait, le super pilote impose ainsi aux autres usagers un surcroit de prudence.

Dire que ces gens, qui savent piloter, sont capables de conduire très vite en toute sécurité, c'est hors sujet... Le sujet, c'est que ces gens, comme tout le monde, ont moins de risques à 80 qu'à 100, et moins de risque à 130 qu'à 150.
Je le répète, peu importe que Macheprot conduise mieux que Tartempion, pour autant que ce soit vrai, ce qui importe c'est qu'en roulant raisonnablement, Macheprot comme Tartempion sont l'un et l'autre moins dangereux que s'ils roulent très vite.
 
J'ai 25 ans de conduite et je n'ai jamais eu à rattraper une voiture "qui glisse" ou qui dérape. Je ne suis probablement pas très bon en "pilotage"...
Si tu penses être bon en pilotage, tu prends des risques. Du coup, tu es dangereux pour toi et les autres, parce que, non, tu n'es pas infaillible.

Si on regarde les statistiques de la sécurité routière, les mauvais en pilotage et en réflexe, c'est à dire les vieux et les femmes (pas intéressées par le pilotage dans l'ensemble, c'est culturel) ont certes un peu plus d'accrochages, mais moins d'accidents graves. Les jeunes, qui ont le plus de réflexes, sont archi nuls en mortalité routière, parce qu'ils prennent des risques.

La prudence, l'humilité des petits vieux dans leur manière de conduire, manque cruellempour ent sur nos routes...

Je suis plus que d'accord. J'ai quelques connaissances qui ont fait des stages de conduite, et une qui a pratiqué le rallye en amateur.... , et j'ai pu constater que leur conduite n'en est pas plus sûre, pourquoi, parce qu'au lieu de mettre ces acquis au service d'une plus grande sécurité, en roulant à la même vitesse que s'ils ne les avaient pas, elles les utilisent pour conduire plus vite et de manière plus "virile".
On ne peut pas avoir le beurre, et l'argent du beurre, c'est la même chose pour l'évolution technique des voitures d'ailleurs.
Soit elles améliorent la sécurité , à vitesse égale..., soit elles permettent d'aller plus vite, à risque constant... , mais on ne peut avoir les deux.
 
Pour autant que les autres usagers ne fassent aucune erreur... Mais justement, un bon conducteur n'est pas un conducteur qui ne fait jamais d'erreur, parce que c'est impossible, mais plutôt un conducteur qui en fait le moins possible, bien sûr, mais aussi, qui permet aux autres usagers d'en faire.

Si tu roules à 90, soit 25m/s; tu as devant toi, une zone dans laquelle il ne doit rien arriver qui mesure donc 25m ( ton temps de réaction moyen) + 30m, soit lace distance de freinage à cette vitesse, donc un total de l'ordre de 55m. Si tu roules à 120, soit 33m/s; et une distance de freinage portée à 70m, la zone dans laquelle il ne doit rien se passer est portée à plus de 100m, soit presque doublée.
Sur route ouverte, tu accapares de fait une zone plus grande de l'espace public dans laquelle il est interdit à un autre usager, automobiliste, piéton, cycliste, ..., de faire une erreur. De fait, le super pilote impose ainsi aux autres usagers un surcroit de prudence.

Dire que ces gens, qui savent piloter, sont capables de conduire très vite en toute sécurité, c'est hors sujet... Le sujet, c'est que ces gens, comme tout le monde, ont moins de risques à 80 qu'à 100, et moins de risque à 130 qu'à 150.
Je le répète, peu importe que Macheprot conduise mieux que Tartempion, pour autant que ce soit vrai, ce qui importe c'est qu'en roulant raisonnablement, Macheprot comme Tartempion sont l'un et l'autre moins dangereux que s'ils roulent très vite.
C'est totalement vrai ce que tu dis à une différence près qu'avec le permis moto, l'échelonnement des permis permet à l'utilisateur de maîtriser sa monture en fonction de sa puissance.
Tu as plus de chance de déraper avec un 1000cm3 qu'avec une 125cm3 rien qu'avec la différence de puissance.
Avec une voiture c'est pareil même avec toutes les aides à la conduite, la sensibilité à l'accélération est totalement différente en fonction de la puissance du véhicule.
La réaction de la direction aussi du coup sera différente. Sans parler des différences entre une traction avant ou arrière ou voiture avec un moteur central.
Sous catégoriser le permis voiture ne serais pas une si mauvaise idée avec des piqûres de rappel au bout de quelques années.
 
Je suis plus que d'accord. J'ai quelques connaissances qui ont fait des stages de conduite, et une qui a pratiqué le rallye en amateur.... , et j'ai pu constater que leur conduite n'en est pas plus sûre, pourquoi, parce qu'au lieu de mettre ces acquis au service d'une plus grande sécurité, en roulant à la même vitesse que s'ils ne les avaient pas, elles les utilisent pour conduire plus vite et de manière plus "virile".
Bien sûr, même Sébastien Loeb ou Carlos Sainz (père), s'ils roulent à 90 km/h en ville, ne pourront pas éviter un enfant qui traverse la route.
Mon discours est différent, savoir contrôler la voiture en situation d'urgence (même involontaire) peut éviter un accident, alors un idiot est un idiot qu'il ait des notions de conduite sportive ou non.

Un excellent exemple a été écrit par @Andre Tissot :
Ce qui m'a le plus impressionné, c'est l'exercice où on tourne en rond sur une petite piste mouillée (ou plutôt inondée), avec un radar qui indique la vitesse réelle.
A 30 km/h, pas de soucis, à 31, ça passe toujours sans sentir une quelconque glissade, mais à 32, on va tout droit .... Pourtant, la différence n'est pas grande
s'il n'avait pas suivi ce cours, il n'aurait jamais connu ces limites et, par conséquent, il se souviendrait certainement de cette situation dans sa vie quotidienne.

Connaître ses propres limites et celles de sa voiture permet de réduire la probabilité d'un accident, par exemple je roule toujours bien en dessous de mes limites et de celles de ma voiture car je sais ce qui peut arriver en cas de perte d'adhérence et je sais, malgré un peu d'expérience, qu'il n'est pas toujours possible de corriger une erreur.
 
Dernière édition:
La sécurité tourne autour de la prise de risque et de la gestion des erreurs. On a alors trois barrières:

- la prévention (éviter le risque)
- la récupération (gérer le risque, éviter l’accident)
- l’attenuation (accepter l’accident mais en réduire l’impact)

les règles du code de la route, les normes, participent à la prévention. L’expertise du conducteur, sa capacité à repérer et récupérer ses erreurs (et celles des autres) relève de la récupération. La sécurité passive, les infrastructures participent à l’atténuation.

On retrouve trois grandes familles de gestion du risque:

- le modèle « résilient » où la prise de risque est l’essence de l’activité comme l’aviation militaire, les sports extrêmes, la finance les urgences… Toute la sécurité repose sur l’expertise de l’opérateur, c’est le mythe du héros…

- le modèle « HRO High Reliability Systems » est un système où on accepte le risque, il fait partie de l’activité comme l’industrie, la chirurgie, la route… La sécurité repose sur la bonne application des acteurs du groupes aux règles de sécurité, à l’adaptation et la compréhension des procédures.

- le modèle de « l’ultra sécurité« est un modèle où on évite au mieux le risque comme l’aviation civile, le nucléaire… Le risque est exclu, la sécurité repose sur la stricte application des procédures associée à une supervision efficace d’une sécurité organisée.

l’expérience montre que ces trois modèles ne sont pas miscibles entre-eux.
Donc faire se côtoyer un « pilote de rallye » qui exerce ses talents sur route ouverte fera forcément baisser la sécurité globale.
Les stages types « centaures » permettent d’améliorer la récupération, ils sont utiles en tous cas.

Pour les plus curieux, je vous conseille la lecture des ouvrages du Pr Amalberti desquels je viens de faire une ébauche de résumé. Le sujet est extrêmement complexe.
 
Sous catégoriser le permis voiture ne serais pas une si mauvaise idée avec des piqûres de rappel au bout de quelques années.
Je propose encore mieux, un permis à points à capacité variable !

Si tu réagis devant l'imprévu en moins 1 seconde : 10 points. En moins de 2 s : 5 points.
Si tu sais contrebraquer au simulateur sans froisser la tôle, 10 points. En la froissant, 5 points. En déclenchant l'airbag virtuel : 0 point. En tuant ton passager : -5 points.
Si tu t'en sors comme un chef sur la neige ...
... etc etc

Plus t'es fort en pilotage, plus ton capital de points sera élevé, et plus il sera résilient devant les retraits de points.
Ce serait sympa ça, non ?

Plus sérieusement : quand j'étais jeune, et jusqu'à mes 10 ans de permis environ, je me prenais pour le roi des pilotes. Et surtout sur neige, origines jurassiennes obligent.
Cet excès d'optimisme m'avait conduit les tout premiers mois à froisser un peu de tôle, rien de grave, mais curieusement je n'en tirais à chaque fois guère de leçons. En gros j'étais toujours en mode pilotage, c'est à dire au bord de mes propres limites et de celles de mes voitures.
La dixième année, un accident plus grave que les autres m'avait enfin fait comprendre que j'étais un vrai danger pour moi et surtout les autres. Heureusement, j'en m'en étais tiré sans aucune égratignure, et "l'autre" s'était extirpé de sa fourgonnette sur le flanc avec une assez méchante entaille au doigt, son passager étant lui-même totalement indemne. Plus de peur que de mal.

C'est pourquoi quand j'entends évoquer les "compétences de pilotage" un grand scepticisme me gagne. Et quand je lis que c'est bien de savoir réagir à l'imprévu, je me dis que quand l'imprévu prend le visage d'un type trop confiant qui te déboule dessus en plein virage, tu auras de la chance de t'en tirer avec une coupure au doigt.
Bref, pour moi le sentiment de "savoir piloter" parce-qu'on a appris à bien contrebraquer ou à freiner est dangereux, si cet apprentissage n'est pas associé à un examen psychologique approfondi.
Je suis sidéré qu'on puisse envisager un seul instant que la qualification en pilotage puisse autoriser certains à rouler plus vite !
Par contre, qu'elle fasse comprendre à quel point les situations inattendues sont diverses, et qu'on peut mieux s'en sortir avec des bons réflexes pourquoi pas. Mais qu'une telle qualification soit un prétexte pour rouler plus vite que d'autres, je trouve ça aberrant.

Sans parler du fait que les ESP obligatoires ont fortement nivelé le niveau des conducteurs. La seule fois en 20 ans où mon ESP était non seulement intervenu, mais m'avait semblé vraiment utile (je passe donc les multiples amorces de réactions sur neige voire sur rond-point mouillé), c'était sur une petite plaque de verglas que je n'avais vraiment pas imaginée à cet endroit, tournant bien sûr. L'ESP avait magnifiquement bossé, et le temps de le dire l'obstacle était passé. Je n'avais même pas eu le temps de faire quoi que ce soit, ni au frein ni au volant.
Je suis par contre favorable à un test d'aptitude à passer à partir de 70 ans, reposant sur une visite médicale même sommaire, vision en premier lieu bien sûr. Mais c'est pas si simple à mettre en œuvre, et surtout celà ne résout pas le question du jeune fou inconscient ni de la brute épaisse, jeune ou non ;)
 
Dernière édition:
N'oublions pas que nous sommes sur un forum dédié à la voiture. Il est normal que les intervenants aient un rapport émotionnel avec leur voiture.

Mais de nombreux conducteurs veulent juste prendre leur voiture pour se transporter d'un point A à un point B. Certains n'aiment pas conduire, encore moins piloter. Quand il y a de la neige ou du verglas, ils ne prennent pas leur voiture. Problème réglé.
La route est faite aussi pour eux ; s'il y a d'autres moyens d'assurer la sécurité, je ne vois pas pourquoi il faudrait leur infliger un stage de conduite sur neige.

Les stages types « centaures » permettent d’améliorer la récupération, ils sont utiles en tous cas.
La sécurité routière dispose d'un budget qui n'est pas extensible à l'infini. J'imagine (je ne vois pas comment ça pourrait être autrement) qu'elle cible ses actions en fonction de leur efficacité (rapportée au coût engagé).
Je comprends bien de quelle manière un stage permet d'améliorer la sécurité. Mais je pense que si la sécurité routière veut investir son budget efficacement, il vaut mieux qu'elle le fasse sur la prévention / répression.

A titre individuel, on fait ce qu'on veut. Si, personnellement, je veux améliorer ma sécurité sur la route, je peux rouler un peu moins vite. Je perdrai peut-être un peu de temps, pas forcément. En tout cas pas autant que si je passe 1 journée à faire un stage...
Par contre, si le stage est avant tout un moyen de faire un peu de pilotage et de se faire plaisir, il faut l'assumer. Mais ce n'est plus l'affaire de la sécurité routière...
 
Je propose encore mieux, un permis à points à capacité variable !

Si tu réagis devant l'imprévu en moins 1 seconde : 10 points. En moins de 2 s : 5 points.
Si tu sais contrebraquer au simulateur sans froisser la tôle, 10 points. En la froissant, 5 points. En déclenchant l'airbag virtuel : 0 point. En tuant ton passager : -5 points.
Si tu t'en sors comme un chef sur la neige ...
... etc etc

Plus t'es fort en pilotage, plus ton capital de points sera élevé, et plus il sera résilient devant les retraits de points.
Ce serait sympa ça, non ?

Plus sérieusement : quand j'étais jeune, et jusqu'à mes 10 ans de permis environ, je me prenais pour le roi des pilotes. Et surtout sur neige, origines jurassiennes obligent.
Cet excès d'optimisme m'avait conduit les tout premiers mois à froisser un peu de tôle, rien de grave, mais curieusement je n'en tirais à chaque fois guère de leçons. En gros j'étais toujours en mode pilotage, c'est à dire au bord de mes propres limites et de celles de mes voitures.
La dixième année, un accident plus grave que les autres m'avait enfin fait comprendre que j'étais un vrai danger pour moi et surtout les autres. Heureusement, j'en m'en étais tiré sans aucune égratignure, et "l'autre" s'était extirpé de sa fourgonnette sur le flanc avec une assez méchante entaille au doigt, son passager étant lui-même totalement indemne. Plus de peur que de mal.

C'est pourquoi quand j'entends évoquer les "compétences de pilotage" un grand scepticisme me gagne. Et quand je lis que c'est bien de savoir réagir à l'imprévu, je me dis que quand l'imprévu prend le visage d'un type trop confiant qui te déboule dessus en plein virage, tu auras de la chance de t'en tirer avec une coupure au doigt.
Bref, pour moi le sentiment de "savoir piloter" parce-qu'on a appris à bien contrebraquer ou à freiner est dangereux, si cet apprentissage n'est pas associé à un examen psychologique approfondi.
Je suis sidéré qu'on puisse envisager un seul instant que la qualification en pilotage puisse autoriser certains à rouler plus vite !
Par contre, qu'elle fasse comprendre à quel point les situations inattendues sont diverses, et qu'on peut mieux s'en sortir avec des bons réflexes pourquoi pas. Mais qu'une telle qualification soit un prétexte pour rouler plus vite que d'autres, je trouve ça aberrant.

Sans parler du fait que les ESP obligatoires ont fortement nivelé le niveau des conducteurs. La seule fois en 20 ans où mon ESP était non seulement intervenu, mais m'avait semblé vraiment utile (je passe donc les multiples amorces de réactions sur neige voire sur rond-point mouillé), c'était sur une petite plaque de verglas que je n'avais vraiment pas imaginée à cet endroit, tournant bien sûr. L'ESP avait magnifiquement bossé, et le temps de le dire l'obstacle était passé. Je n'avais même pas eu le temps de faire quoi que ce soit, ni au frein ni au volant.
Je suis par contre favorable à un test d'aptitude à passer à partir de 70 ans, reposant sur une visite médicale même sommaire, vision en premier lieu bien sûr. Mais c'est pas si simple à mettre en œuvre, et surtout celà ne résout pas le question du jeune fou inconscient ni de la brute épaisse, jeune ou non ;)
Tu caricatures beaucoup quand même sur le premier paragraphe.
Une route ce n'est pas un circuit, juste qu'une voiture qui fait 75 ch et l'autre 200 ch ne se comportera jamais pareil quelque soit la conduite que tu empruntera et toute les aides que tu auras ou pas, la preuve avec les 1 km/h en trop sur piste mouillée...
Catégoriser comme le permis moto permet juste d'appréhender et d'entretenir ses réflexes en fonction de la puissance de son véhicule.
Il y a une très grande part de responsabilité par le respect ou non du code de la route mais la catégorie du véhicule y est aussi responsable.
Avec ma Yaris 3 à part claquer des freins à mains et rouler à +50 km/h en ville comment je pourrais me mettre en danger ou les autres ?
Et encore pour rouler à 100 en ville il va me falloir une très très très longue avenue.
J'ai déjà souvent du mal à doubler sur autoroute sans anticipation...
À l'inverse avec une voiture avec 200 ch ce n'est pas la même histoire...
Je ne souhaite pas sous catégoriser pour rouler plus vite ni même adapter le système de points ou d'amende en fonction du type de permis mais bien sûr former en fonction de la puissance de notre véhicule avec une formation bien-sûr de base. Un rappel pour passage dans chaque catégorie.
Comme pour le permis moto, A1 vers A2 il faut refaire la formation de base.
 
L'ESP avait magnifiquement bossé, et le temps de le dire l'obstacle était passé. Je n'avais même pas eu le temps de faire quoi que ce soit, ni au frein ni au volant.
L'ESP est un système de sécurité active indispensable et peut vous sauver de nombreux accidents, mais il a des limites dynamiques qui, si elles sont dépassées, le rendent inutilisable ; être capable de comprendre ces limites peut être utile, surtout pour les personnes qui comptent trop sur ce système.
Les systèmes de sécurité active sont très utiles mais peuvent aussi conduire à un excès de confiance, d'où l'utilité des cours de conduite sûre où un instructeur peut vous faire voir et comprendre ces limites.

Toute voiture est une masse plus ou moins importante se déplaçant sur 4 roues et donc un danger permanent et, en tant que telle, elle devrait, à mon avis, être confiée à des personnes sensées qui, en plus de conduire prudemment, savent comment gérer les urgences dans la mesure du possible ou, au moins, sensibiliser le conducteur aux dangers.
A 32 km/h, une voiture, comme dans l'expérience de @Andre Tissot, ce qui peut être considéré comme une faible vitesse, peut déraper et heurter un enfant sur le trottoir et, vu sa masse, le blesser très gravement.
De même que des cours sont donnés pour l'utilisation de toute machine industrielle dangereuse, à mon avis, il faudrait également le faire pour une autre machine dangereuse.
Tout le monde a le droit de se déplacer en voiture mais, en même temps, tout le monde a le droit de ne pas être blessé ou de ne pas mourir sur la route, il faut donc avoir un minimum de connaissance de ses propres limites et du véhicule.
Personne ne dit qu'il suffit de suivre un cours de conduite sûre pour éviter un accident, mais, associé à d'autres éléments, il peut constituer un élément de base pour améliorer la sécurité de tous.
 
Plus sérieusement : quand j'étais jeune, et jusqu'à mes 10 ans de permis environ, je me prenais pour le roi des pilotes. Et surtout sur neige, origines jurassiennes obligent.
Cet excès d'optimisme m'avait conduit les tout premiers mois à froisser un peu de tôle, rien de grave, mais curieusement je n'en tirais à chaque fois guère de leçons. En gros j'étais toujours en mode pilotage, c'est à dire au bord de mes propres limites et de celles de mes voitures.
Evidemment, si ton "modèle" c'était les frontaliers et les dealers que j'ai vu régulièrement se comporter comme des criminels sur la N5 ...
Je suis sidéré qu'on puisse envisager un seul instant que la qualification en pilotage puisse autoriser certains à rouler plus vite !
Aujourd'hui n'importe quel abruti qui a la thune, qu'il soit jeune ou vieux, peut conduire, sans aucune limitation, un bolide de 1200ch (Bugatti Veyron) sans que tu y trouves rien à redire.
C'est comme confier les commandes d'un avion de tourisme à quelqu'un qui n'a aucune notion de pilotage ...
C'est plus parlant comme ça ?
Sans parler du fait que les ESP obligatoires ont fortement nivelé le niveau des conducteurs.
Sans une bonne monte pneumatique, toutes les aides à la conduite ne servent à rien et procurent une fausse sensation de sécurité.

être sensibilisé à la conduite (pilotage est apparemment un gros mot) en condition d'adhérence dégradée rend beaucoup plus sensible à l'importance d'une bonne monte pneumatique, tant pour le choix des dimensions que du choix du type de gomme (été/ été pluie/ 4 saisons/ hiver)
Je suis par contre favorable à un test d'aptitude à passer à partir de 70 ans, reposant sur une visite médicale même sommaire, vision en premier lieu bien sûr. Mais c'est pas si simple à mettre en œuvre
Pourquoi uniquement mesurer les réflexes des vieux, pas d'accord, tout le monde doit y passer, allez, un peu plus fréquemment passé un certain âge, pourquoi pas.
 
Dernière édition:
C'est pourquoi, on passe un permis de conduire..., il me semble.
Mais on peut le rendre plus difficile, c'est aussi possible, et aussi l'enlever directement plutôt que d'enlever des points. :depressed:
 
Tu caricatures beaucoup quand même sur le premier paragraphe.
Bien sûr ! C'est à peine plus caricatural que les stages de conduite et autre contrôles de réflexes qui permettraient à certains d'avoir le droit de conduire plus vite que d'autres.
Le niveau du n'importe quoi est, à mon sens, identique.

Quant aux voitures sportives, je serais plutôt pour le passage d'une habilitation effectivement. Mais c'est sûrement un faux problème, car une grande majorité des acheteurs de supercars se paient des cours de pilotage et vont tourner sur circuit pour bien en profiter.
Les plus dangereux sont ceux qui confondent pilotage et conduite. J'en étais il y a 40 ans, je sais de quoi je parle. Je peux même dire que selon mes stats personnelles, les plus dangereux roulent en Audi, quel que soit le modèle ;)
 
Je pense que tout le monde sur ce forum est en faveur de la sécurité routière et chacun apporte ses propres idées/expériences, malheureusement il n'y a pas de "baguette magique" pour résoudre le problème.
En Italie, en 2021, il y a eu 65 000 accidents de la route avec blessés, 85 000 blessés plus ou moins graves et 1 200 morts.
Ces chiffres, en plus d'être un problème social, entraînent un problème de coûts (admissions à l'hôpital, dommages, perte d'heures de travail, etc.) qui, pour la plupart, pèsent sur l'État et donc sur nous tous.
Investir dans la sécurité à tous les niveaux (amélioration des routes, cours de conduite sûre, ADAS plus sûrs, etc.) permettrait, à mon avis, non seulement d'éviter que des personnes se retrouvent en fauteuil roulant et que des pères de famille disparaissent, mais aussi de faire économiser beaucoup d'argent à la collectivité.
Pour ces raisons, toujours à mon avis, tout peut être fait pour améliorer ce problème, y compris des cours de conduite sûre.
 
Bien sûr ! C'est à peine plus caricatural que les stages de conduite et autre contrôles de réflexes qui permettraient à certains d'avoir le droit de conduire plus vite que d'autres.
Le niveau du n'importe quoi est, à mon sens, identique.
Décidément, c'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas de motard sur le forum pour confirmer/infirmer l'utilité du permis moto variable en fonction de la puissance.

Parce que la question de fond est là: une formation spécifique en fonction de la puissance du véhicule conduit apporte-t-elle un supplément de sécurité routière ?
 
Bien sûr ! C'est à peine plus caricatural que les stages de conduite et autre contrôles de réflexes qui permettraient à certains d'avoir le droit de conduire plus vite que d'autres.
J'ai du mal à comprendre parce que je n'incite pas à l'autorisation pour quiconque de rouler plus vite mais au contraire à intensifier les formations.
C'est démocratique aussi dans un sens, comme pour le permis moto, le permis 125 est bien moins cher que le dernier permis, celui du milieu se situe entre les deux pour ainsi dire. Mais pour chaque catégorie, la formation est plus ou moins complète. Le code de la route et les sanctions restent les mêmes (elles peuvent évoluer plus strictement, ou les modifier ça m'est égal).
Quant aux voitures sportives, je serais plutôt pour le passage d'une habilitation effectivement. Mais c'est sûrement un faux problème, car une grande majorité des acheteurs de supercars se paient des cours de pilotage et vont tourner sur circuit pour bien en profiter.
Les plus dangereux sont ceux qui confondent pilotage et conduite. J'en étais il y a 40 ans, je sais de quoi je parle. Je peux même dire que selon mes stats personnelles, les plus dangereux roulent en Audi, quel que soit le modèle
Ou pas, c'est aussi le problème dans certaines villes, quartiers avec les rodéos urbains qui oui se font très souvent en Audi, Mercedes/AMG, Volkswagen et par d'autres véhicules. En comparaison à l'école on apprend la citoyenneté, l'éducation civique. A l'auto école, on ne fait pas beaucoup de prévention/sensibilisation sur ce type de sujet, donc oui il faudrait sensibiliser plus, sur non pas les réflexes (je comprends l'inutilité) mais sur la perception et la vision de la route.
On nous apprend à regarder au loin (on nous incite en fait) mais ce n'est vraiment pas suffisant.
Quand je parlais justement de l'utilité des stages de pilotages ou de conduite c'est que justement on y apprend ce regard sur les trajectoires, cette vision plus lointaine sur la route qui peuvent permettre d'anticiper le danger (en respectant bien sur, sur une route les vitesses autorisées).
Je ne dit pas que ça permettra de résoudre tout nos problèmes mais c'est aussi une aide une solution.

Les mises en situations sont relativement absente lors du passage du permis de conduire, comme pour les gestes de premier secours. C'est une des questions possible lors de l'examen ou pendant le code mais aucune mise en situation. Celui qui forme en sécurité incendie ou en premier secours par exemple ne pourra pas me dire le contraire, qu'il est bien plus utile d'effectuer des mises en situation pour prévenir en cas de danger que de se retrouver devant un danger et ne pas savoir comment réagir. D'autant plus que tout humain réagit différemment face au danger mais avec ces formations, on nous donne des clefs, des aides pour réagir prudemment.
La capacité d'analyse aussi car lors du code, on a des questions pour nous mettre en situation avec un laps de temps pour répondre.
Mais en réalité assis dans la voiture, c'est complètement différent. Même si il y a du mieux, rien est parfait, il y a matière à creuser.
On mise trop sur l'expérience au fil des années de conduite en fait alors que plus on a tendance à conduire ou faire quelque chose, à tord, on prend de l'assurance.
 
Décidément, c'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas de motard sur le forum pour confirmer/infirmer l'utilité du permis moto variable en fonction de la puissance.
Il faut passer un permis spécial parce que rouler avec une moto puissante est plus dangereux. C'est la même chose pour les voitures.
Si on veut vraiment agir pour la sécurité, il faut juste brider la puissance des véhicules, motos et voitures. Ça fera aussi du bien à nos oreilles et à la planète.

Parce que la question de fond est là: une formation spécifique en fonction de la puissance du véhicule conduit apporte-t-elle un supplément de sécurité routière ?
Pour moi la question est : vaut-il mieux, pour la sécurité routière, investir 1 euros dans la formation des conducteurs ou ailleurs ?
Ma réponse : ailleurs. Dans le contrôle de la vitesse, ou du téléphone au volant par exemple.
Parce que, avouons-le, en l'absence de sanction pour dépassement de vitesse, la majorité (je me mets dedans, tiens) roulerait à des allures dangereuses, y compris (et à mon avis surtout) ceux qui pensent être de bons conducteurs.
Et la sécurité routière en prendrait un sacré coup...
 
Si on veut vraiment agir pour la sécurité, il faut juste brider la puissance des véhicules, motos et voitures.
Je ne peux qu'être d'accord avec cela, et pas seulement pour une question de sécurité.

Pour moi la question est : vaut-il mieux, pour la sécurité routière, investir 1 euros dans la formation des conducteurs ou ailleurs ?
Immagine 2022-05-20 221309.png
C'est l'estimation italienne du coût des accidents de la route, j'investirais un euro I tout, du resurfaçage de certaines routes aux méthodes de contrôle en passant par les cours de conduite sûre.
 
I

Pour moi la question est : vaut-il mieux, pour la sécurité routière, investir 1 euros dans la formation des conducteurs ou ailleurs ?
Ma réponse : ailleurs. Dans le contrôle de la vitesse, ou du téléphone au volant par exemple.
Parce que, avouons-le, en l'absence de sanction pour dépassement de vitesse, la majorité (je me mets dedans, tiens) roulerait à des allures dangereuses, y compris (et à mon avis surtout) ceux qui pensent être de bons conducteurs.
Et la sécurité routière en prendrait un sacré coup...
Les 2 mon capitaine !
La formation c'est au sens large et de ce que je vois nos jeunes maintenant apres 30 ans de discours "sécurité" routière sont dans l'ensemble bien moins "fous" que nous étions il y a 35 ans. Donc une formation qui commence deja à l'école sert quand meme au moins un peu.
Quand aux sanctions elles restent bien sur nécessaires à défaut d'être forcement utiles vue la fréquence quand meme faible des contrôles et de leurs procédures parfois bien discutables . Mais un "taré" qui considère qu'étant bon pilote lui permet de rouler a 90 sur une départementale étroite ( c'est le cas de pas mal de routes dans mon coin) nécessite effectivement que la justice se penche sur son cas.
 
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